Algérie. Libération des journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab

Algérie. Libération des journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab

Les journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudia ont été libérés, le 8 novembre, par le juge du tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger) à l’issue d’un procès qui a duré plus de six heures. Le juge a aussi ordonné un complément d’enquête. Abdou Semmar et Merouane Boudiab, poursuivis pour “diffamation, menaces et atteinte à la vie privée des gens”,avaient été placés en détention provisoire à la prison d’El Harrach, le 25 novembre.

Déclaration de Me Amine Sidhoum, un des avocats de Abdou Semmar et Merouane Boudiab, à l’issue du procès qui a duré plus de 6h.

Amnesty International rappelle que l’article 50 de la Constitution algérienne garantit la liberté de la presse et stipule que le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté.

En outre, la Constitution de 2016 garantit également le droit à la liberté d’expression pacifique. Les journalistes sont des défenseurs des droits humains, et à l’occasion du 20e anniversaire de la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme, nous rappelons qu’ils doivent bénéficier de la protection nécessaire pour l’exercice de leur travail.

Dans son message à l’occasion de la journée nationale de la presse, le Président de la République avait affirmé le « souci de l’Algérie de développer une presse nationale professionnelle et indépendante » et les réformes introduites dans la constitution pour « consolider la liberté de presse ».

Amnesty International Algérie a pris part au rassemblement qui a été organisé devant le tribunal de Bir Mourad Rais pour exprimer sa solidarité avec les journalistes emprisonnés.

Publié le 10.11.2018

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