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La répression menée en cette période préélectorale révèle des « failles béantes » dans le bilan des droits humains en Algérie

La liberté d'expression, d'association et de réunion est menacée, le droit de manifester est restreint, une chaîne de télévision privée a été interdite d'antenne et les ONG sont dans le flou juridique; Groupes internationaux de défense des droits humains et spécialistes de ces droits aux Nations unies ne sont pas les bienvenus; Les syndicats indépendants sont harcelés, sur fond de tensions sociales et de manifestations contre le chômage;Le droit ne protège pas les femmes contre les violences liées au genre, ni les suspects contre la torture ;Rien n'est fait pour lutter contre l'impunité généralisée.

Algérie. Les autorités ferment une chaîne de télévision

Les raids de la semaine dernière sur une chaîne de télévision algérienne et sa fermeture mercredi dernier sont un signe inquiétant pour la liberté d'expression, à la veille de l'élection présidentielle du mois prochain, a déclaré Amnesty International. Al Atlas TV a fait l'objet de trois descentes des forces de sécurité cette semaine et a été contrainte d'interrompre ses émissions le 12 mars 2014. Cette chaîne avait couvert l'arrestation de dizaines de manifestants pacifiques lors des manifestations pré-électorales de la semaine dernière, et avait critiqué l'intention du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un quatrième mandat présidentiel.

Algérie. Une manifestation pacifique réprimée à l'approche de l'élection présidentielle

La dispersion par la force et l'arrestation de dizaines de manifestants pacifiques qui protestent depuis le début du mois de mars contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un quatrième mandat à la tête de l'État s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle vague de répression de la liberté d'expression, d'association et de réunion en Algérie, a mis en garde Amnesty International le 4 mars. Cette attitude augure mal de l'élection qui doit se tenir en avril.

Algérie: Autorisez les organisations de défense des droits humains à se rendre dans le pays

L’Algérie doit se conformer aux valeurs du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et permettre aux experts de l'ONU et aux organisations non gouvernementales de défense des droits humains de se rendre dans ce pays, ont aujourd’hui déclaré cinq organisations de défense des droits de l'Homme. L’Algérie est membre du Conseil des droits de l’homme depuis janvier 2014. « En tant que membre du Conseil des droits de l’homme, l’Algérie s’est engagée à coopérer avec les organisations internationales et régionales de défense des droits humains. Pourtant, les autorités algériennes n’ont pas autorisé la visite du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture ni celle du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, en dépit de leurs demandes répétées », a déclaré Philip Luther, directeur pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord chez Amnesty International.

Plus de 30 000 signatures récoltées par les Militants d’Amnesty International Algérie pour soutenir des victimes dans le monde

Plus de 30 000 signatures ont été récoltées par les militants d’Amnesty International Algérie, en décembre 2013, dans le cadre du « Marathon des Lettres », la plus grande campagne mondiale de protection et de promotion des droits humains, battant ainsi le record de 2012 établi à 13 000 signatures. D’Alger à Ouargla, et de Bordj Bou Arreridj à Oran, les algériennes et les algériens ont exprimé leur solidarité avec les habitants du Village Nabi Saleh (Territoires Palestiniens Occupés), de Hakan Yaman (Turquie), de la communauté de Badia-Est (Nigeria), du Dr Tun Aung (Myanmar) et de Miriam Lopez (Mexique).

Algérie. La loi sur les associations doit être abrogée avant l’échéance de janvier

Amnesty International a déclaré mercredi 18 décembre que la nouvelle loi algérienne sur les associations devait être abrogée avant l’expiration en janvier du délai fixé pour l’enregistrement des associations existantes afin d’éviter que des dommages irréparables soient causés à la société civile algérienne. L’organisation estime que cette loi restreint de manière arbitraire l’exercice du droit à la liberté d’association et l’érige de fait en infraction pénale, en violation des obligations de l’État au regard du droit international relatif aux droits humains.

Les Militants d’Amnesty International Algérie se mobilisent

  « Merci aux sympathisants d'Amnesty International ! Votre campagne a réussi, comme le montre ma libération » a témoigné Yorm Bopha, une militante cambodgienne du droit au logement après sa libération. Chaque année, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre, les militants d’Amnesty International Algérie participent à la plus grande campagne mondiale de protection et de promotion des droits humains, intitulée « Marathon des Lettres », organisée dans plus de 80 pays par Amnesty International. Cette année, ils se mobiliseront durant tout le mois de décembre pour faire signer des pétitions en faveur des habitants du Village Nabi Saleh (Territoires Palestiniens Occupés), de Hakan Yaman (Turquie), de la communauté de Badia-Est (Nigeria), du Dr Tun Aung (Myanmar) et de Miriam Lopez (Mexique).

Algérie. Des allégations de torture ternissent le procès du meurtre d’un militant politique

La Commission internationale de juristes et Amnesty International ont fait part le 6 décembre de leur préoccupation quant au procès de Mohamed Belbouri devant le tribunal pénal d’Oran en Algérie. La prochaine audience doit avoir lieu le 9 décembre. Mohamed Belbouri, 29 ans, comparaît comme seul accusé dans l’affaire du meurtre du professeur Ahmed Kerroumi, un militant politique algérien. Ahmed Kerroumi a été assassiné en avril 2011, peu après avoir rencontré le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression, Frank La Rue, en Algérie. La Commission internationale de juristes et Amnesty International demandent aux autorités algériennes de garantir le droit de la famille d’Ahmed Kerroumi de connaître la vérité sur son homicide et d’amener pénalement le ou les auteurs à rendre des comptes dans le respect des normes internationales d’équité.

Action Urgente: Des Militants Pris Pour Cibles en Algérie

Le 19 décembre, les forces de sécurité ont encerclé le bureau d'une organisation de la société civile en Algérie. Cinq militants au moins ont été interpellés. Au moins deux sont toujours détenus. On craint que d'autres militants ne soient arrêtés arbitrairement.

Algérie. La suspension d’un avocat stagiaire et militant des droits humains doit être immédiatement levée

Amnesty International est très préoccupée par la nouvelle de la suspension du stage d’avocat de M. Youcef Benbrahim, vice-président d'Amnesty International Algérie et avocat stagiaire au barreau de Sidi Bel Abbès après que celui-ci ait été informé oralement de cette décision. Youcef Benbrahim n'a ni été convoqué devant un conseil de discipline ni reçu de décision écrite lui notifiant la suspension de son stage. Amnesty International craint que la suspension de son stage, si elle a effectivement eu lieu, ne soit liée à ses activités de militant des droits humains au sein d'Amnesty International et à ses convictions.