Bahrein. Libération de la défenseure des droits humains Ebtisam al Saegh

Bahrein. Libération de la défenseure des droits humains Ebtisam al Saegh

Ebtisam al Saegh, défenseure des droits humains bahreïnite, a été libérée du centre de détention pour femmes de Madinat Isa, à Manama (la capitale de Bahreïn), le 22 octobre.

« Merci à tous à Amnesty pour votre travail en ma faveur. J’étais au courant de votre soutien et cela m’apportait de la joie et un sentiment de sécurité, ce qui est très important pour tous les prisonniers »  a déclaré  Ebtisam al Saegh.

Elle a été informée de sa remise en liberté le jour même, dans l’après-midi. Une heure plus tard, des agents de la Sûreté de l’État ont effectué une fouille complète de sa cellule et ont confisqué tous ses documents, notamment son dossier médical et ses notes sur la situation dans la prison. Les agents de la Sûreté de l’État ont finalement accepté de ne garder qu’une copie de son dossier médical, après qu’elle eût argumenté avec succès qu’elle en avait besoin pour le suivi de sa santé.

Entre-temps, une surveillante haut gradée a menacé d’empêcher la libération d’Ebtisam al Saegh et lui a dit qu’elle retournerait en prison en tant que détenue et qu’elle devait se préparer à ce qui allait arriver, malgré les tweets, les manifestations et les pressions exercées par les organisations de défense des droits humains. Ebtisam al Saegh et son avocat doivent encore recevoir le dossier du tribunal et n’ont pas été informés des conditions de sa libération. Aucune nouvelle date n’a encore été annoncée pour son procès. Ebtisam al Saegh risque toujours d’être de nouveau arrêtée.
Le 18 juillet, Ebtisam al Saegh a été inculpée par le département en charge des crimes terroristes de « s’être servie d’activités en faveur des droits humains comme couverture pour communiquer et coopérer avec la Fondation Alkarama en vue de lui fournir des informations et de fausses nouvelles sur la situation à Bahreïn afin de nuire à son image à l’étranger ». Le même jour, sa détention a été prolongée de six mois, dans l’attente d’une enquête.

Publié le 6.11.2017

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