Turquie. Libérez les défenseurs des droits humains

Turquie. Libérez les défenseurs des droits humains

Ils ont passé leur vie à se battre pour les droits humains. Maintenant, ils ont besoin de nous.

Cela devait être une journée ordinaire pour İdil Eser, la directrice d’Amnesty Turquie. Elle participait à une réunion avec des collègues à Istanbul le 5 juillet 2017, lorsque la police a fait irruption dans le bâtiment et les a arrêtés.

Ni İdil ni ses collègues n’ont fait quoi que ce soit de mal. Pourtant, la Turquie les a emprisonnés, tout comme elle a emprisonné des centaines de journalistes, alimentant la propagande selon laquelle les défenseurs des droits humains seraient dangereux et qu’il faudrait mettre fin à leurs activités.

Nous ne nous arrêterons pas tant que İdil ne sera pas libre. Nous ne nous arrêterons pas tant qu’ils ne seront pas tous libres.

Rejoignez notre appel en faveur de la libération des défenseurs des droits humains. Nous veillerons à ce que votre voix soit entendue quand elle sera le plus nécessaire, et nous ferons savoir à la Turquie que le monde entier la regarde.

té pour la directrice et le président d’Amnesty Turquie

  

Un tribunal turc vient d’envoyer six défenseurs des droits humains en prison, dont la directrice de la section turque d’Amnesty International İdil Eser, moins d’un mois après avoir emprisonné son président, Taner Kılıç. La Turquie a enfermé ces militants, à l’heure où leur action est plus nécessaire que jamais : les médias indépendants sont réduits au silence, s’exprimer est un acte dangereux et des personnes vivent dans la peur. Chaque jour qui passe alors que ces militants sont détenus, les personnes qu’ils défendent sont davantage exposées à la répression des libertés que mène le gouvernement.
Aucun d’entre eux n’a fait quoi que ce soit de mal. Taner a été faussement accusé d’appartenance à l’« organisation terroriste de Fethullah Gülen », tandis qu’İdil et les autres ont été emprisonnés car ils sont soupçonnés, à tort, d’« avoir commis une infraction au nom d’une organisation terroriste », des accusations à la fois ridicules et sans fondement. Quatre autres militants ont été libérés sous caution mais sont toujours sous le coup d’une enquête.
Les autorités turques doivent relâcher immédiatement toutes les personnes arrêtées, et mettre fin à la chasse aux sorcières contre les 11 défenseurs des droits humains concernés.
Nous ne nous arrêterons pas tant que ces personnes ne sont pas toutes libres. Rejoignez-nous et agissez dès maintenant.
Les six défenseurs des droits humains maintenus en détention, qui rejoignent derrière les barreaux le président d’Amnesty International Turquie Taner Kılıç, sont İdil Eser (Amnesty International), Günal Kurşun et Veli Acu (Human Rights Agenda Association), Özlem Dalkıran (Citizens’ Assembly), Ali Gharavi (consultant en stratégie informatique), et Peter Steudtner (formateur en bien-être et en non-violence). Les quatre défenseurs des droits humains inculpés mais libérés sous caution sont Nalan Erkem (Citizens Assembly), İlknur Üstün (Women’s Coalition), Nejat Taştan (Equal Rights Watch Association), et Şeyhmuz Özbekli (Rights Initiative).

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